Interviewé en marge d'une réunion de l'association Parrainer la croissance, Dominique de Villepin s'exprime sur les réformes à engager pour redynamiser l'économie française et laisse entrevoir ses ambitions pour 2012.
Drôle de livre qui agace autant qu'il accroche. Le plus simple est peut-être de le définir par ce qu'il n'est pas. Villepin. La Verticale du fou n'a aucune des qualités, et partant, aucun des défauts des portraits-enquêtes que les journalistes politiques consacrent régulièrement à leurs interlocuteurs.
Dans sa construction, son rythme et son ton, il ne se veut ni pamphlétaire, ni hagiographique, ni distancé. Qu'est-ce donc ?
Drôle d’anniversaire pour Azouz Begag. Il a eu 53 ans vendredi, mais la tête de liste MoDem en Rhône-Alpes n’était pas vraiment à la fête.
Jeudi, il a porté plainte pour diffamation : la presse locale annonçait le départ de plusieurs de ses colistiers, départ démenti par les principaux intéressés. Mais les blessures existent, tout comme les amertumes de centristes écartés des listes ou écœurés de ses méthodes. "Il est totalement mégalo, parano, cent pour cent incontrôlable et cent pour cent Villepin", se lamente un de ses colistiers.
L'affrontement Sarkozy-Villepin, enraciné dans une haine née avec la présidentielle de 1995, incarne un nouveau type de combats politiques. Un duel à mort, dans la perspective de 2012, où une arme joue un rôle décisif : la justice.
Jusqu'à la mort, au-delà de toute raison, comme s'ils étaient mus par une force obscure, comme s'il s'agissait d'exécuter des figures imposées. Depuis plus de quinze années, Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin sont engagés dans ce duel interminable où les blessures ne font couler que le sang métaphorique de la politique, ce mélange d'ambition, d'espoir et d'honneur.
Edwy Plenel, Directeur de la publication de Mediapart, nous autorise à reproduire ici son article intitulé "Clearstream: les faits contre les fictions" publié dans l'édition de Mediapart datée du lundi 1er février. Qu'il en soit chaleureusement remercié, tant ce texte s'avère remarquable sur la forme comme sur le fond !
Libre commentaire de M. Edwy Plenel, partie civile au procès, et Directeur de la publication de Mediapart.fr
Le jugement du procès Clearstream n'aura pas surpris les lecteurs de Mediapart, tant nous n'avons cessé, à contre-courant des médias dominants, d'affirmer que la réalité de cette affaire était à mille lieues de la légende sarkozyste d'un complot villepiniste. Ce n'était pas un engagement d'opinion, mais un travail d'information.
Partie civile, puisque victime, comme 227 autres personnes physiques ou morales, de la calomnie qui m'attribuait un compte bancaire suisse bénéficiaire de commissions occultes, et ayant, à ce titre, accès au dossier, je l'ai dit et redit, depuis le printemps 2006, tant devant les juges d'instruction que dans les colonnes des tribunes qui m'étaient offertes avant la naissance de Mediapart, Le Soir de Bruxelles ou la radio France Culture. La décision rendue par le tribunal est en tous points conforme à la position défendue à la barre par Maître Jean-Pierre Mignard, en mon nom et en celui du magistrat Gilbert Flam.
Nous la défendrons de nouveau lors du procès en appel.
Dominique de Villepin a appelé lundi au retrait des troupes françaises en Afghanistan, avec un processus "maîtrisé, énergique et volontaire".
"L'intervention militaire en Afghanistan est aujourd'hui le problème. Ma conviction est qu'elle cristallise un certain nombre d'oppositions. On a aggravé le mal", a déclaré l'ancien Premier ministre, lors d'un débat à Sciences Po Paris sur le "rôle des puissances occidentales en Afghanistan organisé par l'association étudiante "Jeune République".
Brigitte Girardin, présidente du Club Villepin, était, ce lundi, l'invité de Guillaume Tabard dans le Talk Orange - Le Figaro.
Elle a réaffirmé que dans l'affaire Clearstream, Dominique de Villepin "est une victime qui a été blanchie" par la justice. Il "a été innocenté, dans le droit et dans les faits, dans le cadre d'un jugement particulièrement clair".
Rarement une décision de justice aura été autant commentée dans la classe politique.
Sitôt la décision du parquet de faire appel de la relaxe de Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream annoncée vendredi par le procureur de Paris sur l'antenne d'Europe 1, l'ancien premier ministre a riposté en affirmant que cette décision avait été prise "à l'Elysée". Selon lui, cet appel a été dicté par un seul homme, "Nicolas Sarkozy", qui a choisi de "persévérer dans son acharnement, dans sa haine".
L'affrontement entre les deux hommes se poursuit donc au-delà du verdict, et ce même si le président évite de s'exposer en choisissant de ne pas se porter partie civile lors du procès en appel, qui se tiendra fin 2010 début 2011.
Vendredi soir sur Canal+, Dominique de Villepin a porté des accusations d’une violence inouïe contre Nicolas Sarkozy, l’accusant de "duplicité". Selon lui, le procureur de la République Jean-Claude Marin aurait décidé de faire appel sur ordre du chef de l’Etat, à l’issue d’une réunion qui se serait tenue jeudi à l’Elysée, alors même que Sarkozy semblait vouloir passer à autre chose.
Aux journalistes stupéfaits par cette affirmation péremptoire, il a assuré n’avoir "pas l’ombre d’un doute" sur cette "information" qu’il tient de "fonctionnaires de la présidence de la République". "Allégation mensongère", a aussi rétorqué la présidence.
Son fidèle Georges Tron, d’ordinaire affable et mesuré, avait prévenu quelques heures plus tôt: "Maintenant, c’est Verdun. Ils veulent la guerre, ils l’auront! On est dans les tranchées, pour deux ans".
Dominique de Villepin a affirmé vendredi que la décision du parquet de Paris de faire appel de sa relaxe dans l'affaire Clearstream avait été prise jeudi "lors d'une réunion à l'Elysée".
"Quand le procureur de la République Jean-Claude Marin dit "j'ai décidé", c'est faux", a accusé l'ancien Premier ministre UMP lors du Grand Journal de Canal+. "Le procureur n'a pas l'autorité" pour "prendre une telle décision. Il y a eu une réunion hier (jeudi) à l'Elysée où cette décision a été prise", a-t-il affirmé.
Le président Sarkozy "a considéré que la décision de justice n'était pas satisfaisante. Et pourtant, il avait dit "que la justice fasse son travail"", a relevé l'ex-chef de gouvernement.
"C'est un fait. Je vous dis, je vous affirme. Je n'ai pas l'ombre d'un doute", a-t-il martelé assurant avoir eu "une information par des fonctionnaires de la présidence de la République" en ce sens.
Le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a annoncé, vendredi 29 janvier sur Europe 1, son intention de faire appel de la relaxe de l'ancien premier ministre Dominique de Villepin dans le procès Clearstream. "Tout n'a pas été dit dans cette affaire", a-t-il déclaré. Dominique de Villepin sera donc jugé une deuxième fois, probablement fin 2010 ou début 2011.
Interrogé sur BFM TV, Dominique de Villepin a réagi à l'annonce du procureur Jean-Claude Marin.
"Je connais bien Jean-Claude Marin. Cet appel n'est pas sa décision. Il est sous l'autorité de Nicolas Sarkozy", a déclaré Dominique de Villepin. Selon lui, cet appel du parquet montre que le président de la République "poursuit dans son acharnement".
"Nicolas Sarkozy préfère persévérer dans son acharnement, dans sa haine", a dit Dominique de Villepin.
"Arrêtez monsieur le président cette haine qui ne peut vous faire que du tort", a-t-il lancé. "C'est un triste spectacle, ce n'est pas un grand jour pour la politique".
Dans une vidéo mise en ligne jeudi soir par le Club Villepin, Dominique de Villepin a remercié "tous ceux qui, jour après jour, (lui) ont exprimé leur soutien".
Invité au "20 heures" de France 2, il a réaffirmé vouloir "proposer une alternative à cette politique qui, selon (lui), ne fonctionne pas", faisant référence au mandat de Nicolas Sarkozy. "le service public, la défense de l'intêret général sont des mots qui ont perdu de leur sens", a-t-il ajouté.
Après plusieurs années d'épreuve, mon innocence a été reconnue.
Je pense à cet instant à ma famille qui a connu jour après jour la rumeur et la suspicion.
Je salue le courage du tribunal qui a su faire triompher la justice et le droit sur la politique.
Je suis fier d'être le citoyen d'un pays, la France, où l'esprit d'indépendance reste vivant.
Je n'ai aucune rancoeur, aucune rancune. Je veux tourner la page.
J'ai été blessé par l'image que l'on a voulu donner de la politique, de l'engagement qui a été le mien, pendant trente ans, et c'est vers l'avenir que je veux me tourner pour servir les Français et contribuer dans un esprit de rassemblement au redressement de la France. Je vous remercie".
Dominique de Villepin est l'invité du 20 heures de France 2 ce jeudi 28 janvier. Il réagira au verdict du procès Clearstream.
Dominique de Villepin répondra aux questions de Jean-Jacques Bourdin sur RMC Info vendredi 29 au matin, puis à celles de l'équipe du Grand Journal de Canal+ vendredi soir.
Deux ouvrages sur Dominique de Villepin paraissent en librairie ce mercredi, à la veille du verdict du procès Clearstream.
"Le procès Villepin" de Laurent Valdiguié (Stock) et "Villepin, la verticale du fou" d'Anna Bitton Cabana (Flammarion) mettront en lumière la vision de deux journalistes, respectivement sur le procès Clearstream et sur l'homme Dominique de Villepin.
Dominique de Villepin était, ce samedi, à la FNAC des Ternes (Paris 17ème) pour une Conférence-Dédicace consacré à son roman, Le dernier témoin (Plon).
Il a ainsi pu échanger avec un public nombreux: plus de 200 personnes s'étaient massées dans l'auditorium pour l'écouter et lui poser des questions, avant une longue séance de dédicaces.
Qu'il soit, jeudi, jugé coupable ou reconnu innocent, l'ancien Premier ministre est bien décidé à poursuivre son combat politique contre Nicolas Sarkozy. "Les choses sont allées trop loin entre eux. Ils sont irréconciliables", juge l'un de ses proches.
L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin (UMP) a salué jeudi "l'ouverture" de la première secrétaire du PS Martine Aubry sur les retraites, estimant que c'est "un très bon signe pour notre pays".
"Je pense que l'ouverture avec laquelle Martine Aubry aborde cette question des retraites est un très bon signe pour notre pays. Nous avons besoin de consensus sur les grands défis que nous avons à relever", a déclaré M. de Villepin sur i-Télé.
Dominique de Villepin a effectué mardi un déplacement à Bondy, en banlieue parisienne, dans une perspective "non pas politicienne mais républicaine": il y a développé une ébauche de programme et de politique "alternative", tout en critiquant le débat sur l'identité nationale et se projetant bien au-delà du jugement Clearstream attendu le 28 janvier.
"C'est un plaisir d'être là parce que la République est partout. Je ne suis pas ici dans une perspective politicienne mais républicaine", a-t-il déclaré aux nombreux journalistes qui l'attendaient à son arrivée. "La politique, c'est la politique et rien n'interfère avec cela", a-t-il répondu à un journaliste qui l'interrogeait sur son état d'esprit avant le 28 janvier.
A ses côtés, le député UMP Georges Tron a souligné que M. de Villepin était "parfaitement déterminé à s'organiser politiquement et à le faire dans le cadre des prochaines échéances, 2012 bien évidemment". "Je pense que sa motivation et sa détermination ne sont sorties que renforcées des mois difficiles qu'il a vécus dernièrement", a ajouté M. Tron.
Le déficit de l’Etat français a passé la barre des 140 milliards d’euros en 2009, puisqu’il a atteint 143,3 milliards au 30 novembre contre 66,6 milliards un an auparavant (et, pour mémoire, 55,3 milliards à fin novembre 2007). La dégradation entre fin novembre 2008 et fin novembre 2009 s'établit donc à 76,8 milliards !
Alors que le verdict du procès Clearstream approche (il sera rendu le 28 janvier, mais n'aura, dit-il, aucune incidence sur la suite de son parcours), Dominique de Villepin se confie longuement dans l'émission Le Rendez-vous des politiques, l'émission de France Culture en partenariat avec L'Express, émission diffusée ce samedi matin.
"L'élection présidentielle de 2007 devait ouvrir de nouveaux possibles, elle ne n'a pas fait. Tout est à refaire", assène-t-il, continuant de critiquer fortement l'action de Nicolas Sarkozy, incapable de la moindre "autocritique".
Dominique de Villepin a égratigné jeudi sur BFM Radio le ministre de l'Industrie Christian Estrosi, en déplorant un "dysfonctionnement" dans le suivi du dossier lié aux délocalisations de Renault.
Il s'est d'abord félicité de ce que Nicolas Sarkozy ait convoqué le PDG du constructeur automobile Carlos Ghosn pour évoquer avec lui les projets de délocalisation de sa production de Clio en Turquie. Ce qui va "dans le sens d'un patriotisme économique est une bonne chose", a-t-il estimé.
Mais il a aussitôt nuancé ses propos : "Ce que je souhaiterais, c'est qu'on n'attende pas aussi tard pour admonester un chef d'entreprise (...) où l'Etat est partie prenante".
Les "amis" de Dominique de Villepin, dont le sort judiciaire est suspendu au délibéré du procès Clearstream prévu le 28 janvier, "s'organisent" autour de son club politique "ClubVillepin", avec l'ambition de préparer le terrain présidentiel pour leur mentor.
En portant ce club sur les fonts baptismaux, l'ancien Premier ministre, principal prévenu d'un procès très largement médiatisé cet automne avec un chef de l'Etat parmi les parties civiles, a franchi une nouvelle étape dans sa volonté d'incarner, le cas échéant, une alternative à Nicolas Sarkozy en 2012.
Encouragé par un sondage présidentiel qui le créditait de 8 % d'intentions de vote, Dominique de Villepin évoque maintenant ouvertement sa candidature en 2012.
L'ancienne ministre chiraquienne Brigitte Girardin le jure : "La coïncidence des vœux de Dominique de Villepin aux amis de son club politique avec ceux de Nicolas Sarkozy aux parlementaires de la majorité, reçus à la même heure à l'Élysée, est un pur hasard." La comparaison s'arrête bien évidemment là. Même si les villepinistes rêvent de défier l'actuel président de la République en 2012, les parlementaires ralliés à la cause de l'ancien premier ministre se comptent sur les doigts des… deux mains.
En fin d'après-midi, Villepin tiendra la première réunion du conseil d'administration de son club. Il en profitera pour présenter ses vœux autour d'un pot amical et peaufinera son plan de bataille pour 2010 : déplacement à Bondy, en banlieue parisienne, le 19 janvier, meeting après les régionales et ouverture d'antennes de son club dans la France entière. Bref, l'offensive villepiniste contre Sarkozy est relancée.